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Pendant ce temps en France, la diplomatie américaine se montre très
active. Envoyé par le nouveau Président Thomas
Jefferson, le ministre Livingston est à Paris depuis 1801. Il
correspond avec Talleyrand, puis Bonaparte,
exposant que les Anglais ne toléreront pas une nouvelle présence
de la France sur le Mississippi, et rappelant les prétentions américaines
: récupérer l’Illinois, La Nouvelle Orléans et les Florides.
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Lettre de Bonaparte à Jefferson, le 23
avril 1803
AMAE, Bibliothèque, Correspondance de Napoléon, n°
6706 |
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Or les Français se trouvent devoir vingt millions
de francs aux Américains. Le ministre du Trésor, Barbé-Marbois,
négocie quant à lui avec l’envoyé américain Monroe,
un Traité de cession qui va finalement porter sur l’ensemble du territoire
louisianais, alors même que l’Espagne ne l’a pas encore formellement
remis à la France.
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Carte de la Louisiane cédée
aux États-Unis
François Barbé de Marbois, Histoire de la Louisiane et de
la cession de cette colonie…, Paris, 1829.
AMAE, Paris, Bibliothèque, 48 A 36 |
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À la fin du mois d’avril
1803 (Laussat
est en Louisiane depuis moins de deux mois), la Louisiane est vendue
aux États-Unis pour la somme de quatre-vingt millions de francs,
dont il faut déduire les vingt millions pour réparation
des piratages français sur les navires américains dans les
années 1790.
Les changements des couleurs ont lieu à La Nouvelle Orléans
sans aucune consultation des populations concernées, les 30 novembre
(Espagne-France) et 20 décembre (France - États-Unis). |
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Procès verbal de la cession de la Louisiane aux Etats-Unis, à la Nouvelle-Orléans 20 décembre 1803 |
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