Succès et faillite de la Compagnie de John Law
Recensement de La Nouvelle Orléans et de ses environs en 1721 : 293 hommes, 140 femmes, 96 enfants, 155 domestiques français, 514 esclaves nègres, 51 esclaves sauvages, 231 bêtes à cornes, 28 chevaux
CAOM, DPP Recensements, G1 464 Louisiane 8 La Banque générale de l’écossais John Law obtient du Régent Philippe d’Orléans le droit d’émettre du papier-monnaie en 1716. L’année suivante, Law fonde la Compagnie d’Occident, qui deviendra la Compagnie des Indes deux ans plus tard. Il obtient le monopole de la Louisiane et de l’Illinois pour 25 ans et fait publier de véritables documents publicitaires dans la presse de l’époque, notamment le Nouveau Mercure. Une foule d’actionnaires se presse d’investir dans la colonie, qui voit affluer de 1717 à 1719 argent, colons et ingénieurs.
Recensement de La Nouvelle Orléans et de ses environs en 1721 : 293 hommes, 140 femmes, 96 enfants, 155 domestiques français, 514 esclaves nègres, 51 esclaves sauvages, 231 bêtes à cornes, 28 chevaux
CAOM, DPP Recensements, G1 464 Louisiane 8

La ville de La Nouvelle Orléans est fondée (1718) pour servir de comptoir commercial, après l’échec du chantier d’un Nouveau Biloxi. Les Jésuites et les Capucins (1722) sont bientôt relayés par des religieuses Ursulines (1727). La Compagnie des Indes absorbe successivement celles du Sénégal, de l’Orient et de la Chine, puis rachète celles de Saint-Domingue et de Guinée, de façon à contrôler la traite des esclaves.

La Marie Séraphique, bateau négrier nantais (1773)
Musée de Nantes (fonds Salorges) En juillet 1720, une banqueroute spectaculaire de la Banque de Law, due à l’excès de spéculation, à la cabale menée par les banquiers Pâris et Crozat, et à la panique qui s’ensuit chez les actionnaires, n’empêche pas totalement la Compagnie de prospérer durant une dizaine d’années, malgré la fuite de son fondateur.
La Marie Séraphique, bateau négrier nantais (1773)
Musée de Nantes (fonds Salorges)


Humblot, Gravure satirique de la série « La grande diablerie de Law », vendue en Hollande en 1720
Musée Stewart, Montréal
Humblot, Gravure satirique de la série « La grande diablerie de Law », vendue en Hollande en 1720
Musée Stewart, Montréal


Postes militaires, villages et villes français en Louisiane