La Louisiane cédée et démembrée
Trois ans après l’arrivée en Louisiane du gouverneur Kerlérec, la guerre est déclarée (juin 1756) entre L’Angleterre et la Prusse d’un côté, l’Autriche, l’Espagne et la France de l’autre.

Enregistrement de la cession à l’Espagne par le Conseil Supérieur de la Louisiane
CAOM, C13A 44, f° 124 En 1755 déjà, les Acadiens avaient été chassés de la Nouvelle-Écosse ; la chute de Québec et de Montréal (1760) anéantit la Nouvelle-France. En Louisiane, les marchandises produites pourrissent dans les magasins, faute de vaisseaux, et seule l’immensité du pays et son peu d’attrait commercial la sauvent des Anglais, qui ont enlevé le fort Duquesne (Illinois). L’honnêteté scrupuleuse de Kerlérec l’oppose à une « élite » habituée à la corruption, au trafic et au jeu, tandis que dès 1761, le nouveau ministre de la Marine, Choiseul, envisage par un « Pacte de famille », la cession de la Louisiane à l’Espagne, afin de récompenser les alliés Espagnols, dont la flotte n’a cependant pas empêché les Anglais de s’emparer de la Guadeloupe et de la Martinique.
Enregistrement de la cession à l’Espagne par le Conseil Supérieur de la Louisiane
CAOM, C13A 44, f° 124

Ces derniers obtiennent même, en plus du Canada, la ville de La Mobile et toute la moitié orientale de la Louisiane, à l’exception de La Nouvelle Orléans.

La remise de La Mobile aux Anglais
CAOM, C13A 43, f° 283, 20 octobre 1763 La remise de La Mobile aux Anglais
CAOM, C13A 43, f° 283, 20 octobre 1763
La remise de La Mobile aux Anglais
CAOM, C13A 43, f° 283, 20 octobre 1763


La cession à l’Espagne et à l’Angleterre