La guerre des Chicachas
Dumont de Montigny, L’attaque des Chicachas par Bienville
BNF, Arsenal, fonds Paulmy, Ms. 3459, p. 146
Photo G.-A. Langlois La victoire des Français dans la guerre des Natchez n’a pas été suivie d’une véritable paix, et de nombreux signes d’agitation, notamment dans l’Illinois, traduisent l’instabilité des relations franco-indiennes. En février 1736, Bienville apprend sans surprise que les Chicachas se préparent à la guerre, soutenus par les Natchez rescapés. Il réunit rapidement deux petites armées, l’une de quatre cents hommes, dont deux cent soixante-dix Indiens Illinois, et l’autre de cinq cents, dont cinquante esclaves noirs.
L’une, commandée par d’Artaguiette, partira du Nord de la colonie et l’autre, sous le commandement de Bienville, depuis La Mobile. Toutes deux convergent vers les forts des Chicachas. Arrivé le premier, d’Artaguiette est battu et brûlé vif par les Indiens ; Bienville sera mis en déroute, en dépit du renfort des Chactas, ennemis traditionnels des Chicachas.
Dumont de Montigny, L’attaque des Chicachas par Bienville
BNF, Arsenal, fonds Paulmy, Ms. 3459, p. 146
Photo G.-A. Langlois

C’est seulement en 1739 qu’une armée française de quatre mille hommes (dont deux mille huit cents) se mit en marche vers les terres des Chicachas. Ceux-ci négocient la paix sans combattre, en échange des derniers guerriers Natchez. Venant dix ans après la tragédie des Natchez, la guerre des Chicachas signe la fin d’une coexistence, jusque-là globalement pacifique, Français et Anglais se livrant bataille par Indiens interposés.

L’armée de Bienville se regroupe au fort de Tombecbé
CAOM, Collection Moreau de Saint-Méry, F3 290/10
L’armée de Bienville se regroupe au fort de Tombecbé
CAOM, Collection Moreau de Saint-Méry, F3 290/10