La musique créole et jazz

Le spiritual afro-français de Louisiane, que les quelques vieux catholiques de Louisiane qui le chantaient encore en 1960 appellent « cantique », est une tradition presque perdue aujourd’hui, inspirée par les prêtres français soucieux d’évangéliser Les Noirs par la voie qui leur était chère, celle de la musique. Il en existe quelques enregistrements. Dès les premières années du XXe siècle, le blues du Mississippi et le jazz « Nouvelle-Orléans » ont parfois employé les airs de chansons d’origine française, progressivement déformées et accordées à une rythmique plus syncopée. C’est le cas de certaines pièces de Jelly Roll Morton, le premier jazzman, de son vrai nom Ferdinand La Menthe. Le New Orleans Creole Jazz Band d’Amos White, le Creole Jazz band de King Oliver (où débuta Louis Armstrong) et le Creole Orchestra de Kid Ory, sont les exemples les plus fameux de ce style.

Kid Ory and his creole jazz band, Creole Bo Bo
New Orleans Jazz, COL 471557 4, n° 5 (face 2)
Sony Music, 1994 (enregistrement 1946/1947)