Architectures et architectes français

À La Nouvelle Orléans, l’on trouve au moins deux maisons typiquement françaises, celle désignée sous le nom de Madame John’s Legacy (rue du Maine, partiellement reconstruite après l’incendie de 1788) et la Lafitte’s Blacksmith Shop (qui a perdu sa galerie, rue de Bourbon). Toutes deux ont survécu aux incendies de 1788 et 1794, et relèvent du principe de construction dit « briques entre poteaux ». Mais le plus remarquable et le plus ancien bâtiment de La Nouvelle Orléans est le couvent des Ursulines. Si ce patrimoine bâti est réduit, il faut souligner le rôle prépondérant des architectes français à La Nouvelle Orléans et en Louisiane dans la première moitié du XIXe siècle, le plus souvent formés aux Beaux-Arts à Paris. Le français Gilbert Guillemard dessine la nouvelle cathédrale (1794), celle de Pauger ayant été détruite par l’incendie de 1788, ainsi que les deux bâtiments qui la flanquent : le Cabildo (1799) et le Presbytère (1813). D’autres architectes d’origine française se rendent fameux dans la ville louisianaise. Le bordelais Hyacinthe Laclotte dessine la maison Girod, destinée à accueillir l’exil de Napoléon (1814), et travaille plusieurs années avec Arsène Lacarrière-Latour, l’urbaniste de la ville de Bâton Rouge (1806). En 1849 enfin, Jacques de Pouilly est chargé de la reconstruction totale de la cathédrale Saint-Louis.